Évelyne Axell
Du viol d'Ingres au retour de Tarzan
Parution : juillet 2006
Format: 280 x 230 mm
- Catalogue co-édité avec le musée d’art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand
- Un ouvrage de référence proposant une nouvelle réflexion sur l’oeuvre d’Évelyne Axell
- De nombreuses reproductions d’œuvres peintes entre 1961 et 1972
- Des textes de nombreux spécialistes ainsi qu’une biographie détaillée, une bibliographie et diverses photographies de l’artiste
- L’ouvrage contient un DVD donnant accès à un film consacré à l’artiste
144 pages - 28 €
L’œuvre de l’artiste belge Évelyne Axell, star étincelante de la culture pop, s’inscrit directement dans le contexte culturel de la fin des années 60 tout en jouant avec les thématiques du cinéma, de la mode et de l’art cinétique.
Si Pierre Restany la qualifiait de «nouvelle réaliste», voulant en faire ainsi le contrepoint féminin de Martial Raysse, il serait réducteur de voir dans l’œuvre d’Évelyne Axell une simple réplique féminisée du peintre niçois.
Elle travaille, elle aussi, hors du plan de l’œuvre, superposant les lames de Plexiglas, pour présenter des motifs colorés, souvent porteurs d’un érotisme sexy : jambes, bas striés de rayures colorées, danseuses,corps enlacés, etc.
Comme celles de Warhol, les icônes d’Évelyne Axell, sont imprégnées de «l’irrépressible déréliction qui porte tout une génération à une errance intérieure sans repos». C’est cette même errance qui a conduit Évelyne Axell à travers le monde, manifestant, en femme de son temps, sa liberté, sa vie.
Sa curiosité l’a portée vers le cinéma, la radio, les magazines. Là où s’inventaient les emblèmes de la mode. On devine ainsi dans les images, l’iconographie de ses tableaux en Plexiglas, en Formica ou Ouglor, l’influence de Truffaut, de Godard, de Vadim mais aussi celle d’Indiana ou de Bob Dylan. «Frisson de vie» pour Pierre Restany, Évelyne Axell disparaît tragiquement en 1972, à 37 ans dans un accident de voiture. Elle a joué sa vie comme un happening critique de la modernité.